Le thème de l’autonomie est au coeur du projet adéquiste depuis sa fondation. Que ce soit sur le plan constitutionnel, économique, ou encore sur l’autonomie que nous souhaitons pour nos institutions et pour l’ensemble des Québécois, l’ADQ trace une voie nouvelle pour le Québec.
En fait, tous les efforts de l’ADQ dans le passé ont fait en sorte que, aujourd’hui, de nombreux Québécois se définissent comme autonomistes parce qu’ils se reconnaissent dans cette voie rassembleuse, une voie axée sur le respect, la confiance et la responsabilité.
Le Québec est aujourd’hui mûr pour une voie nouvelle qui lui permettra de s’épanouir et de satisfaire ses aspirations profondes à l’intérieur du Canada, dans un esprit de collaboration et de bonne entente. Cette voie nouvelle, c’est celle de l’autonomie politique, financière et économique du Québec. C’est aussi celle de l’autonomie et de la responsabilisation de nos écoles, de nos universités et de nos hôpitaux. C’est également celle de l’autonomie de nos régions et de nos municipalités. C’est enfin celle de l’autonomie des personnes.
Politiquement, la vision autonomiste de l’ADQ, centrale dans le programme électoral de 2007, est axée sur le respect du partage des compétences établi par la Constitution fédérale de 1867 et sur la protection identitaire du Québec. En fait, l’autonomie que défend l’ADQ a des racines politiques historiques et a été défendue par divers hommes politiques du Québec depuis la confédération de 1867. Elle suggère que le Québec négocie directement avec le gouvernement fédéral de manière à obtenir ce dont il a besoin pour assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles et pour assurer son développement identitaire.
Elle propose donc une alternative aux visions fédéraliste et souverainiste prônées par les partis libéral et québécois. Contrairement à l’option fédéraliste, qui consiste à accepter le statu quo, et à l’option souverainiste, qui prône l’indépendance du Québec à tout prix, l’ADQ suggère que le Québec adopte une vision autonomiste, s’inscrivant dans la continuité du Rapport Allaire.
L’option adéquiste n’est pas le point milieu d’un axe polarisé entre le fédéralisme et le séparatisme, elle est plutôt la troisième pointe d’un triangle, une position totalement indépendante des deux autres, celle qui représente la solution pragmatique à un débat qui perdure depuis trop longtemps.
L’autonomie du Québec: c’est s’affirmer sans se séparer!