Finances publiques : Contrôler les dépenses
Comme vous le savez déjà probablement, les finances publiques du Québec sont dans un état inquiétant. Déficits structurels, dette élevée, fardeau fiscal parmi les plus lourds en Amérique, vieillissement de la population : Le Québec est présentement à la croisé des chemins. Et aucun plan n’est encore sur la table pour remédier à ces problèmes.
Le ministre des Finances déposera prochainement un plan budgétaire dans lequel il devra prendre des décisions concernant deux choses : augmenter les revenus et/ou diminuer les dépenses. Étant parmi les plus taxés en Amérique, la marge de manœuvre du côté des revenus est plutôt mince, tenant compte que des augmentations de tarifs et de la TVQ aient déjà été annoncées.
Nous nous pencherons donc ce mois-ci sur les dépenses gouvernementales. De quelle façon, selon vous, le gouvernement doit-il s’y prendre pour réduire la croissance de ses dépenses? Seriez-vous prêt à accepter une réduction de certains de nos services gouvernementaux? Si oui, lesquelles?
Du côté de l’ADQ, toute collaboration au prochain budget et aux annonces d’éventuelles hausses des revenus passe par l’implantation d’une Révision générale des politiques publiques. Une telle démarche a déjà été entreprise en France et consiste en une évaluation globale de chaque direction de chaque ministère et de chaque organisme gouvernemental afin d’évaluer sa structure et son rôle auprès de l’État, d’après sept questions très simples :
Que faisons-nous?
Quels sont les besoins et les attentes collectives?
Faut-il continuer à faire de la sorte?
Qui doit le faire?
Qui doit payer?
Comment faire mieux et moins cher?
Quel doit être le scénario de transformation?
Sans nécessairement couper dans le service, des gains de productivité peuvent être faits en suivant cette démarche. Du côté du gouvernement, il doit, dès la prochaine année, réduire sa croissance des dépenses à 2,7%, alors que cette croissance fut de 5,2% en moyenne depuis les cinq dernières années. Comment le gouvernement s’y prendra-t-il? Une telle révision pourrait bien faire partie de la solution.
Votre opinion
Je crois vraiment que le gouvernement est trop maternel avec la population, l'état gère tout! Nous avons trop de programmes et ministères pour notre capacité de payer.Redonnons l'argent à la population, et je suis sûr que l'économie va faire un bond énorme, si la population a de l'argent dans les poches elle va la dépenser, si c'est le gouvernement ,elle va la donner aux syndicats.Juste a se comparer avec l'Ontario qui paie 17 milliards de moins d'impôt que nous les québécois, ca n'a pas de bon sens. Moi je suis pour une taxe de vente plus élevée et d'éliminer les impôts, à partir de là, c'est le principe de l'utilisateur payeur et on élimine tout l'argent noir.
Roby Bonneau
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À Montréal, en favorisant des arrondissements forts surtout depuis la défusion de 2004 (tant au niveau des services municipaux que parapublics) , nous confinons des compétences à des territoires (si tu restes sur le territoire X et le spécialiste est sur le territoire Y, tu n'as pas accès), favorisons la spécialisation d'organisations en fonction de leur priorité territoriale et non celle de l'agglomération (chacun son diagnostic, son plan d'action, pas de vision globale), favorisons et facilitons la partisannerie territoriale (les maires d'arrondissement vont vouloir se faire des amis), favorisons la ghettorisation (tu vas t'installer sur le territoire où il y a des services pour ta communauté). Favorisons la compétition entre les territoires (chacun va vouloir amener des entreprises qui leur rapporte des taxes foncières à eux).
Pour combler les services non couverts, nous favorisons le développement d'organismes sectoriaux : populations immigrantes, femmes, jeunes, pour les anglophones, arts, environnement, technologie en sachant, très bien, qu'en bout de ligne, c'est le contribuable qui paie .
L'absence de concertation obligée entre territoire, favorise le développement morcelé du tant au niveau urbain qu'économique. On ne fait pas la distinction entre un service de proximité (accessibilité) et un service administratif. Chacun son plan, chacun sa vision... aucun système stratégique commun. L'entreprise privée n'a pas de territoire administratif, elle a un marché...
Il n'existe pas à Montréal une solidarité sur la base de l'agglomération. On souhaite plutôt une solidarité sur la base des arrondissements, donc aucun objectif commun et au bénéfice des banlieues. Pendant que Montréal se ronge les doigts, les autres villes Québec, Laval et Longueuil se positionnent.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/portrait-2010-laval/201003/10/01-4259248-laval-ville-efficace.php
Les arrondissements devraient avoir moins d'importance avec la mondialisation (interdépendance de marché, ville ,monde), Internet ( façon de créer des liens autre que seulement sur la base de la proximité), les ménages bi-actifs (la localisation à proximité du lieu de travail n'est pas la même que dans les années 70). Quel est le pourcentage de personnes résidant et travaillant dans son arrondissement à Montréal?
Montréal est une ville trop décentralisée, certains pouvoirs devraient être centralisés à la ville (et non aux arrondissements), notamment les programmes de subventions.
Il serait intéressant d'appliquer la théorie économique des jeux à la situation de Montréal...C'est peut-être nous qui avons besoin d'une psychanalyse.
L.Fournier
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Les finances en santé....je suis infirmier et je travaille avec des infirmières d'agences privées qui sont payées 1½ fois plus cher et qui se font payer leurs frais de déplacement et étant autonomes c'est à dire incorporées bénéficient de largesse au moment de faire leur impôts.Alors, qu'arriverait-il si une majorité d'infirmières démissionnaient pour aller s'incorporer et se faire payer par des agences privées ? Est-ce que M.Charest augmenterait sa nouvelle taxe sur la Santé plus rapidement ? Un dossier à surveiller car la santé a un prix mais a aussi ses limites ......
Gaston Therrien
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Je pense dans le même sens que M.Bonneau .Si le gouvernement met une taxe de 20% sur tout et du même coup abolit les impôts ,je serais curieux de voir ce que ça donnerait .Une chose est certaine le 20% serait équitable pour tous selon ses besoins et on éliminerait le noir qui coûte une fortune voire des milliards.
Gaston Therrien
Éducation - le décrochage scolaire
La lutte au décrochage scolaire a toujours été une priorité pour l’Action démocratique du Québec et c’est dans cet esprit que nous sollicitons votre implication. Malgré une légère hausse l’année dernière, le taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires avant 20 ans est loin d’être réconfortant. Pire encore, le taux de réussite aux épreuves uniques du ministère de l’Éducation a connu une baisse marquée entre 2004 et 2008 pour les jeunes du secondaire.
Cet état des lieux n’est pas sans conséquence. Les impacts dévastateurs du décrochage scolaire sur l’ensemble de la société québécoise ont été bien expliqués par le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec, présidé par Jacques Ménard. De son côté, l’économiste Pierre Fortin a calculé l’impact économique et les coûts du décrochage pour la société, concluant que cet impact rime avec moins de revenus et plus de dépenses sociales pour l’État.
Devant ces tristes constats, nous avons tous le devoir de nous retrousser les manches et de travailler à lutter contre un fléau qui assombrit l’avenir de beaucoup trop de jeunes au Québec. L’ADQ est en mode recherche de solutions et pour ce faire, les opinions et idées de nos militants sont d’une importance capitale à nos yeux. Si notre formation politique a déjà proposé des solutions concrètes et porteuses d’avenir en matière d’éducation, nous devons aller encore plus loin.
Le débat du mois porte sur la lutte au décrochage scolaire : faites-nous part de vos solutions!
Pour références
Votre opinion
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« Je pense que le programme en éducation d'Éric Caire offrait des pistes de solution intéressantes en matière de lutte contre le décrochage scolaire :
• Priorité à la détection des troubles d'apprentissage
• La fin de l'intégration obligatoire
• Amélioration et valorisation de la formation professionnelle et continue.
J'ajouterai que sa recommandation d'instaurer l'autonomie des écoles leur permettrait de développer des solutions sur mesure au problème du décrochage au lieu de devoir composer avec les solutions "mur-à-mur" venant du Ministère. »
- André Bouchard
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« J'ai beaucoup aimé la réflexion de Jacques Ménard et son groupe sur la persévérance scolaire. Même si ce rapport se veut apolitique, j'ai trouvé les mesures évoquées proches des valeurs adéquistes. »
- Sylvie Riopel
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« Faudrait revenir à nos anciennes méthodes: Soit en premier lieu, le respect des gens... Les jeunes agissent avec leurs professeurs, et même leurs parents, comme avec leurs amis, c'est rendu beaucoup trop « friendly ». Plus de respect de la part de nos jeunes mais c'est pas de leur faute ils ont appris comme ca….
…le décrochage scolaire commence, d'après moi, à la maison et ensuite à l'école. Oui il faut tenir les enfants occupés et aussi intéressés mais il faut que les parents soient intéressés eux aussi. Il faut aussi avoir des profs qualifiés pour enseigner, des gens qui ont une formation universitaire et qui ont réussi les tests nécessaires. »
- Marie Chauveau
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« Le modèle sport-étude a une approche intéressante par une plus grande attention sur les matières premières: français, anglais et mathématique. Les périodes d'étude sont aussi une très bonne idée, elles donnent une éthique de travail pour tous les jeunes responsables comme moins disciplinés à faire un suivi sur leurs devoirs.
Le sport doit faire parti intégrante de l'éducation : un corps sain dans un esprit sain. Les jeunes doivent connaître l'effort, car tout au long de leur vie, ils devront le fournir. En terminant l'école secondaire devrait préparer nos jeunes au monde des adultes par des formations essentielles à la vie de tous les jours, ex. faire un budget, comment négocier une hypothèque, etc. Ça serait "la trousse de départ pour le vrai monde". »
- Richard Daigle
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« Une augmentation SIGNIFICATIVE du nombre d'heures d'activité physique par semaine aurait un impact important sur nos jeunes, surtout chez les garçons, sur trois niveau: l'amélioration de la concentration en classe, donc des résultats académiques, la diminution du décrochage
scolaire et une diminution des problèmes d'obésité juvénile. Ce dernier point n'a aucun besoin d'explication, c'est un rapport de cause à effet reconnu en général par la population.
[...]
En combinant le tout avec un suivi des professeurs, un étudiant dont les notes sont en baisses devra redoubler d'effort et travailler avec ses professeurs, sous peine de perdre son droit à
faire du sport... Cela lui sert de motivation à continuer, sur le même principe que le sport-étude. En plus cela éloignera les jeunes des parcs et des gangs de rues où ils peuvent traîner sur l'heure du dîner. »
- Martin-Claude Le Blanc
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« On doit revoir notre système d'enseignement et non notre système d'éducation. L'art d'aimer à apprendre et aimer apprendre ça se fait. Mais on doit avoir un cadre et des outils pour aider les enseignants. Des ressources doivent être mis à leur disposition. Plutôt que d'être des "remplisseux" de page, pourquoi ne pas offrir un cadre d'enseignement actif...
Plusieurs écoles alternatives suivent ces traces depuis de nombreuses années et on des succès boeuf. Mais ça demande à l'enseignant de s'ajuster et de revoir sa façon de faire. Si on a un débat ou une orientation à donner, ça doit se passer autour des outils offerts aux profs pour les aider à changer leur façon de faire... »
- Mario Leclerc
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Je suis convaincu que l'organisation d'activités parascolaire en plus grand nombre et mieux encadrées, du sport, de l'art, de la culture, etc., permettrait s'abaisser le taux de décrochage.
Pour les gars, c'est simple, faites les bouger.
- Maxime Roberge
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« Au Québec, plusieurs raisons causent le décrochage scolaire. Une première, est la sollicitation des jeunes consommateurs. Les jeunes sont sollicités de toutes parts par la société et par les entreprises pour acquérir plusieurs types de bien de consommation. Les consoles de jeu vidéo, les ordinateurs, les téléphones cellulaires, les vêtements, les automobiles, etc. Pour acquérir ces objets, la plupart des jeunes doivent travailler, obtenir un salaire. Et ceci ne peut se faire sans un compromis sur l'activité scolaire. »
« Au Québec la loi dit que les jeunes doivent fréquenter l'école jusqu'à 16 ans. La société toute entière devrait endosser cette règle et accepter qu'un jeune étudiant soit prioritairement occupé par ces études. À ce titre, la société québécoise devrait transmettre ce message au jeune étudiant et lui rappeler cette règle, comme un miroir. »
« Une seconde cause est les valeurs québécoises qui sont véhiculées dans l'éducation des enfants. En effet, selon moi, l'éducation n'est pas transmise comme une valeur importante dans l'éducation des jeunes québécois dans leurs familles. En effet, plusieurs générations de travailleurs québécois ont réussi à vivre de manière très honorable, avec un très bon salaire, sans toutefois posséder une grande éducation.»
« Le Québec ne peut plus fonctionner avec des travailleurs qui ont pour toute formation un secondaire 5. Il est déjà peut être tard pour agir, mais le système d'éducation québécois devrait obliger tous les jeunes à fréquenter le système d'éducation pour lui permettre d'acquérir une formation de niveau technique. Le monde est passé à une économie du savoir et le Québec doit y faire partie et prendre les mesures nécessaires. Ainsi, les jeunes devraient être obligés de fréquenter l'école jusqu'à 18 ans, qui est l'âge minimum pour pouvoir acquérir une formation technique. Le système d'éducation doit être synchronisé avec la vision de l'avenir d'un Québec évoluant dans l'économie du savoir. Ce changement aura un effet sur le décrochage scolaire, puisque modifie la perspective de l'éducation des jeunes québécois avec un objectif précis. »
« Une troisième cause est le filet social qui est offert aux québécois. Les québécois tiennent à leur système social, mais je pense qu'ils sont prêts à évoluer et à prendre davantage d'autonomie par rapport à la prise en charge par l'état. L'éducation n'est pas suffisamment mise en valeur par l'état dans le contexte du filet social. Il y a un manque de cohérence. L'éducation est le bien le plus précieux qu'une personne peut avoir, puisqu'elle lui sera utile toute sa vie. Ici au Québec, l'état nous l'offre gratuitement. L'état devrait mettre l'emphase sur cette valeur en créant un lien entre l'effort que les jeunes mettent à leurs études et le support qu'il leur procurera par la suite. L'état doit utiliser des moyens concrets pour dire aux jeunes que l'éducation est importante, que c'est un acquis pour la vie, et endosser cette conviction dans son action, par ces programmes. »
« Finalement une quatrième cause est l'école elle-même. L'école est un milieu de vie pour les jeunes. Ils y passent plus de temps qu'avec leurs parents à la maison. L'école doit être un milieu de vie intéressant pour les jeunes, pour qu'ils aient envie d'y vivre. Pour pouvoir développer ce milieu de vie et pour développer des valeurs qui sont propres à ce milieu de vie, l'école doit compter sur du personnel disponible et intéressé.
« Le personnel doit être en mesure de véhiculer les valeurs du milieu de vie, y croire et de les développer. Le milieu de vie doit être riche et varié et correspondre à toutes les facettes de la vie, qui ne sont certainement pas uniquement académiques. Actuellement au Québec. Les professeurs ne sont pas en mesure de développer ces aspects parce qu'ils sont débordés par la tâche académique de leur travail qu'ils doivent accomplir dans le temps restreint qu'il leur ait alloué. Lorsque la facette académique de l'école est complétée, les jeunes sont « expulsés » de l'école et laissés plus ou moins à eux même selon la disponibilité de leurs parents. »
« Le système d'éducation doit développer davantage l'école comme milieu de vie. L'école devrait offrir ce milieu de vie toute la journée, de 8h à 17h, comme le reste de la société. Les périodes d'enseignement ne doivent pas être nécessairement allongées. Mais elles doivent être complétées par un encadrement qui fait de l'école un milieu de vie intéressant pour les jeunes et créer un sentiment d'appartenance. Par exemple, des périodes d'étude, de sport et d'activités parascolaires devraient être ajoutés à la journée à l'école. En plus d'encourager un sentiment d'appartenance, ces activités permettent de développer plusieurs aptitudes et habitudes de vie. Le ratio professeur / étudiant doit aussi être réduit pour améliorer l'encadrement les jeunes. Du personnel spécialement affecté à l'encadrement et au développement d'activités para-académique devrait être ajouté. Le jeune étudiant devrait passer sa journée complète à l'école. »
- Pierre Patenaude
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